Faune

Faune

Madagascar est un sanctuaire naturel

Madagascar est le pays des lémuriens. À une exception près d’une espèce qui vit à Mayotte, toutes les 103 espèces vivantes de lémuriens sont répandues à Madagascar. La faune de Madagascar est caractérisée par son abondance. Le grand développement des lémuriens dans l’île est dû au fait qu’ils n’ont que peu d’ennemis. Le seul grand prédateur à Madagascar est le cryptoprocte féroce ou fossa (Cryptoprocta ferox).

En ce qui concerne les rongeurs, il faut mentionner le rat sauteur géant de  Madagascar (Hypogeomys antimena). Il est le plus grand rongeur de Madagascar. Son habitat, situé entre les fleuves Tomitsy et Tsiribihina dans le pays des Sakalava, est toutefois très limité. On découvre continuellement de nouvelles espèces dans l’île. Au bord du lac Alaotra au nord de Tananarive, on a découvert un nouveau carnivore de la taille d’un chat (Salanoia durrelli). Ses proies favorites sont les crustacés et mollusques du lac. À Ranomafana et Andasibe, on a décrit il y a 2 ans une nouvelle espèce d’araignée – Caerostris darwini – dont la toile peut atteindre jusqu’à 25 m. 

Amphibiens

Les Amphibiens à Madagascar

La particularité des amphibiens à Madagascar est que presque toutes les environ 200 espèces de grenouilles y sont endémiques. D’après les estimations de deux spécialistes du monde amphibien de Madagascar, Frank Glaw et Miguel Vences, l’appartenance de plus de 150 des grenouilles n’est cependant pas encore déterminée. Les grenouilles du genre Boophis, les grenouilles des genres Heterixalus et Megalixalus, les grenouilles véritables du genre Nesomantis, les mantella, les Microhylidae du genre Scaphiophryne et les crapauds constituent entre autres l’herpétofaune de Madagascar. La meilleure époque possible pour apprendre à connaître les nombreuses espèces de batraciens s’étend de décembre à mars, c’est-à-dire durant la saison des pluies.

D’une longueur totale de 10 à 12 mm et un poids de seulement 0,2 mg, l’espèce Sumpffia pygmaea représente la grenouille la plus petite du monde. Cette espèce vit dans la plantation d’ylang-ylang à Nosy Be, mais on la trouve aussi au bord des routes ou sur les sols forestiers humides, cachée entre les feuilles. Deux espèces comptent parmi les grenouilles tomates : Dyscophus antongilii et Dyscophus guineti. Tandis que l’espèce Discophus antongilii vit en nombre limité dans les forêts humides, on rencontre l’espèce Discophus guineti dans les profondeurs de la forêt vierge. Ces deux espèces font partie des plus grandes grenouilles de Madagascar.

Parmi les grenouilles les plus belles et les plus multicolores de Madagascar, on compte, outre les deux espèces de mantelles dorées déjà citées, les Microhylidae du genre Scaphiophryne. L’espèce Scaphiophryne gottlebei est particulièrement attirante ; elle vit dans la région du parc national Isalo. En raison de sa couleur multicolore, elle est malheureusement menacée par le commerce d’amphibiens. C’est ainsi que la beauté de cette espèce de grenouilles lui est fatale. L’organisation de protection de l’environnement Pro Wildlife attire l’attention sur le danger d’une liquidation de la richesse en espèces à Madagascar. L’interdiction légale du commerce d’espèces menacées d’amphibiens et de reptiles a déjà été discutée en 2009 au sein de la commission de la Convention de Washington de protection des espèces.

Les arthropodes

Les arthropodes

Il y a environ 100 000 espèces d’invertébrés enregistrés à Madagascar. Les arthropodes en font partie. L’un des coléoptères les plus spectaculaires que l’on peut observer de septembre à novembre à Madagascar est le scarabée girafe (Tracelphorus giraffa). Le prétendu curculionidé est un en fait un charançon. Après la reproduction, la femelle découpe une feuille et l’enroule. Elle y dépose ensuite un œuf unique. Elle préfère les feuilles de mélastomacées (Melastomacae) Dichaetanthera cordifolia et Dichaetanthera grandifolia.

Dans la partie sud de Madagascar, on peut voir durant presque toute l’année le plus grand représentant des lépidoptères malgaches. Il s’agit de l’espèce Pharmacophagus antenor. Avec sa coloration multicolore et riche en contrastes, on ne peut manquer ce grand papillon diurne. On le voit souvent le long de la route vers Berenty et Ifaty. Au cours d’une randonnée dans le parc national de Masoala, on est accompagné par le crabe arboricole noir et rouge de Madagascar, Malagasya antongilensis. Cette espèce de crabe ne vit que dans la baie d’Antongil. Dans les régions sèches de l’île, on trouve les fourmis vierges (Myrmeleon formificatus).

Les larves des fourmis vierges, les fourmis lions, construisent des entonnoirs pour y attraper leurs proies. Les fourmis lions de Madagascar sont psammophiles, c’est-à-dire qu’elles vivent dans un substrat sableux. En septembre 2010, on a découvert une nouvelle espèce d’araignée (Caerostris darwini) à Madagascar. Il s’agit de véritables aranéides dont le fil peut atteindre jusqu’à 25 m. Les toiles sont tissées au-dessus de petits ruisseaux et rivières, dont la surface atteint jusqu’à 2,8 mètres carrés. Elles font ainsi partie des plus grandes toiles d’araignée au monde.

Le fil de soie produit par cette espèce d’araignée est connu pour sa solidité et est considéré comme un matériel biologique robuste. Dans la revue spécialisée PLoS ONE, des chercheurs expliquent comment le Caerostris darwini tend les fils au-dessus de la rivière, les fixe à une branche ou à une feuille et se jette dans le vide comme lors d’un saut de bungee. Ainsi suspendue, elle secrète alors des fils de soie de jusqu’à 25 mètres de long, qui sont poussés par le vent jusqu’à l’autre rive où ils sont collés. Le fil est tendu – et c’est terminé. (livre de poche/DER STANDARD, édition imprimée, 5/ et 6/11/2011)“.

Les oiseaux

Les oiseaux

Contrairement aux pays d’observation des oiseaux classiques, Madagascar se distingue par un taux élevé d’endémisme de l’avifaune. Parmi les 256 espèces enregistrées, plus de 65% sont endémiques à Madagascar. La meilleure époque pour observer de nombreuses espèces d’oiseaux est la nidification de septembre à octobre. Comme le dodo sur l’île Maurice, l’oiseau-éléphant (Aepyornis maximus) a disparu il y a quelques centaines d’années. Le struthioniforme atteignait une envergure de 3 m et un poids de 500 kg. Ses œufs pesaient entre 9 et 12 kg.

Dans le sud de Madagascar, on trouve toujours aujourd’hui des coquilles d’œufs et reconstruites, on les vend dans les magasins de souvenirs. Malgré une destruction croissante de la forêt à Madagascar, on découvre toujours de nouvelles espèces d’oiseaux. La découverte en l’année 2011 d’un nouveau râle (Mentocrex beankaensis) dans la forêt sèche Tsingy de Bemaraha par une équipe de chercheurs indigènes et américains fit sensation. Cinq familles d’oiseaux existent à Madagascar : les vangas, les Couas, les courols, les râles et les philépittes.

Les vanga malgaches sont évolutionnaires et ressemblent aux pinsons de Darwin des Galápagos. La formation des becs est spécifique à l’espèce. La falculie mantelée (Falculea palliata) et le vanga écorcheur (Vanga curvirostris) sont originaires des forêts sèches du parc national d’Ankarafantsika et de la forêt de Kirindy. L’hypositte malgache (Hypositta corallirostris) et le vanga de Lafresnaye (Xenopirostris xenopirostris) peuvent être trouvés presque partout à Madagascar. L’eurycère de Prévost (Euryceros prevostii) vit dans le nord de Madagascar, où il est originaire des forêts humides du parc national de Masoala et Marojejy. Le coua est également connu sous le nom de coucou huppé. Le genre coua fait partie de la famille des coucous, même s’il en constitue une sous-famille propre, les Couinae.

L’ornithologue suisse, Dr Otto Appert, s’est intéressé de manière intensive à cette sous-famille endémique. Ses prises de vues en couleur de la gorge de jeunes couas sont de grande importance. Sur les 26 publications rédigées par le Dr Otto Appert sur l’avifaune malgache, quatre ont été dédiées au groupe des couas. Les couas ont une large aire de dispersion. Deux espèces vivent dans la forêt sèche de Berenty : le coua géant (Coua gigas) et le coua huppé (Coua cristata). Dans les forêts humides de Ranomafana, de la Montagne d’Ambre, de Marojejy, de Masoala, de Mangabe et d’Andasibe, on peut assez facilement observer le coua bleu (Coua caerulea).

Ce coua s’orne de plumes d’un bleu brillant. Il est le prédateur de tous les caméléons arboricoles et des geckos. La caractéristique principale de toutes les espèces de couas est le cercle bleu autour des yeux. Dans les forêts humides de Ranomafana, de la Montagne d’Ambre, de Marojejy, de Masoala, de Mangabe et d’Andasibe, on peut assez facilement observer le coua bleu (Coua caerulea). Ce coua s’orne de plumes d’un bleu brillant. Il est le prédateur de tous les caméléons arboricoles et des geckos. La caractéristique principale de toutes les espèces de couas est le cercle bleu autour des yeux.

Les Caméléons

Les Caméléons

Dans le monde entier vivent environ 150 espèces de caméléons et plus de 70 d’entre elles sont endémiques à Madagascar. On distingue deux groupes de caméléons : les caméléons arboricoles et les caméléons nains. Trois organes sont spécialement développés chez les caméléons : leurs yeux sont grands et peuvent regarder dans différentes directions indépendamment l’un de l’autre. De cette façon, les caméléons peuvent suivre les mouvements de leur proie, sans devoir eux-mêmes se déplacer. Leur champ de vision parcourt horizontalement 180° et verticalement 90°, ce que l’on peut appeler une vue panoramique.

La peau des caméléons peut changer de couleur. Le changement de couleur est un processus complexe qui est influencé par des modifications de température, de couleur, de l’état de santé et de l’humeur de l’animal. L’état psychique de l’animal est cependant décisif, car c’est ce qui motive principalement le choix de la couleur. Un caméléon sain présente par exemple une couleur plus claire. La couleur d’un caméléon est le résultat d’un jeu finement ajusté entre le système nerveux et les cellules pigmentées. Les mélanophores sont, à cause de leur colorant noir, à l’origine d’une coloration foncée.

Les espèces les plus hautes en couleur sont sans le moindre doute les caméléons panthères. À l’origine, ils viennent de la région de Sambirano, à Ambanja et Nosy Be. Ils font partie de la famille Furcifer. Tandis qu’à Ambanja c’est la couleur rouge qui domine chez Furcifer pardalis, à Nosy Be c’est plutôt la couleur verte. Dans la partie orientale de Madagascar, on trouve différentes espèces de caméléons en fonction de l’altitude de l’habitat.

L’ouest, nettement plus sec, abrite d’autres espèces de caméléons. Les mâles des espèces Furcifer verrocosus et Furcifer antimena sont caractérisés par leur proéminence dorsale. Ils habitent dans les régions sèches. Dans la région de Morondava, on trouve l’espèce petite et agressive, Furcifer labordii. On peut observer l’espèce Furcifer rhinoceratus à l’occasion d’une randonnée nocturne dans le parc national d’Ankarafantsika.

Le plus grand caméléon du monde, d’une longueur totale de 70 cm, est Furcifer oustaleti. Il vit dans la partie méridionale des Hautes Terres et dans la région d’Antsiranana. Sa caractéristique est sa carapace fortement élargie au niveau de la tête. Pour la population d’Antsiranana, le caméléon d’Oustalet est considéré comme fady. Il ne peut ni être touché ni tué.

Les serpents

Le seul serpent marin de Madagascar (Pelamis platura) appartient entre autres à cette famille. Avec 80 espèces, la faune en serpents est proportionnellement fortement représentée à Madagascar. La plus grande famille, c’est-à-dire la plus riche en espèces, est représentée par les couleuvres (Colubridae). La famille des Typhlopidae, qui constitue avec 13 espèces une famille non-négligeable, est par contre plutôt inconnue.

Les baleines à bosse

Les baleines à bosse

À l’occasion d’un tour d’observation des baleines sur l’île Sainte-Marie, on peut vivre l’un des spectacles naturels les plus impressionnants au monde. Les baleines à bosse portent le nom scientifique de Megaptera novaeangliae et font partie des cétacés à fanons et des rorquals.

Le nom Megaptera signifie « grande aile » et se rapporte à sa nageoire ventrale surdimensionnée. Les baleines à bosse appartiennent à la famille des cétacés et, avec une longueur de 12 à 16 m et un poids allant jusqu’à 40 t, font partie de leurs représentants les plus grands.

Durant l’été, les baleines consomment leurs réserves de graisse. Elles se nourrissent de krill et de petits poissons, et mangent pendant leur séjour dans les eaux froides de l’Antarctique de 1 à 2 t par jour. Les baleines à bosse ont développé une technique de pêche propre afin d’attraper ses proies. Deux membres du groupe plongent et créent un rideau composant de petites bulles d’air. Les poissons y sont emprisonnés et peuvent, de cette manière, être facilement attrapés par les baleines. Elles peuvent cependant aussi attaquer directement les poissons.

Comme tous les mammifères, les baleines respirent l’air et doivent pour cette raison régulièrement remonter à la surface pour remplir leurs poumons d‘air. Avec l’expiration, l’humidité de l’air respiré se condense et, pour cette raison, la baleine expulse un panache d’eau de plusieurs mètres de haut à chaque souffle. La baleine à bosse doit son nom au dos courbé qu’il forme en plongeant. Le chant des baleines à bosse lors de la parade nuptiale fait partie des phénomènes acoustiques les plus extraordinaires dans l‘océan.

Les lézards et Geckos

Les iguanes et les lézards

Les genres Oplurus et Chalarodon font partie de la famille des Iguanidae. À une espèce près qui est originaire de Comores, toutes les espèces du genre Oplurus endémiques à Madagascar. C’est pourquoi ils doivent être appelés iguanes malgaches. Le parc national d’Ankarafantsika en abrite deux espèces : Oplurus cuveiri et Oplurus cyclurus. 

Sur les rochers de granit dans le parc d’Anja à Ambalavao, on peut admirer l’Oplurus grandidieri qui se dore au soleil. Dans le Palmarium à Akanin’ny Nofy, on a récemment découvert une espèce d’Oplurus, dont la classification n’a pas encore été fixée. Les Gerrohsauridae sont représentés par les genres Zonosaurus, Amphiglossus, Trachylepsis et Madascinus. Avec 73 espèces et une large aire de dispersion, les quatre genres forment un des plus grands groupes de sauriens à Madagascar

Les geckos

Tant des geckos diurnes que des geckos nocturnes vivent à Madagascar. Les geckos diurnes font partie du genre Phelsuma. Ils sont endémiques pour la région de Madagascar et font partie de la faune du Gondwana. Avec environ 40 espèces, ils appartiennent à un des genres les plus riches. Ils sont représentés dans les habitats les plus divers en raison de leur grande adaptabilité. Entre-temps, de nombreuses espèces de geckos diurnes sont devenues des espèces liées à l’existence d’une culture à Madagascar.

Les tortues

Les tortues

80% des tortues de la famille des Testudinidae, indigènes à Madagascar, sont menacées d‘extinction, c’est-à-dire que seules trois espèces sur quatorze ne sont pas menacées. Les tortures de mer sont représentées par cinq espèces qui se trouvent toutes sur la liste rouge, étant donné qu’elles sont consommées par la population indigène. Parmi les tortues d‘eau douce, les espèces Pelusios castanoides, Pelumedusa subrufa et Pelusios subniger ne sont pas menacées. Les deux premières espèces nommées vivent dans le nord-ouest et dans le sud-ouest de Madagascar, tandis que la troisième espèce est originaire de la côte orientale.

Le représentant le plus connu des tortures terrestres est la tortue étoilée de Madagascar (Astrochelys radiata) et la tortue à soc (Astrochelys yniphora), fortement menacée de disparition. On peut rencontrer les tortues étoilées de Madagascar à la pointe sud de Madagascar dans les forêts de buissons de ronces et d’opuntia. La tortue à soc est originaire de la baie de Baly, au nord-ouest de la ville de Mahajanga. Grâce à une collaboration germano-malgache, une station d’élevage pour tortues menacées d’extinction est en service dans le parc national d’Ankarafantsika.

Les lémuriens

Les lémuriens

Pour les biologistes, Madagascar s’appelait au 18è siècle la Lémurie. Le mot  lémur est d’origine latine. Dans la mythologie romaine, les lémures sont les âmes des défunts qui errent la nuit. Quand Madagascar a été séparée de l’Afrique il y a environ 150 millions d’années, il n’y avait pas encore de primates. Les ancêtres des lémuriens ont vraisemblablement leur origine sur le continent en Afrique après la dérive de Madagascar. De nombreuses découvertes archéologiques d’anciennes formes de lémuriens viennent soutenir cette thèse. Il y a 49 millions d’années vivait en Allemagne une espèce de lémurien nommée Europolemur koenigswaldi, dont le fossile à été trouvé à Messel.

On peut se poser la question de savoir comment les ancêtres des lémuriens sont arrivés à Madagascar, dans la mesure où les lémuriens craignent l’eau. En tant que passagers clandestins sur des troncs flottants ? À Madagascar vivent de nos jours environs 110 espèces de lémuriens.  Cette grande diversité des lémuriens vient du fait que les lémuriens à Madagascar peuvent vivre sans être en danger du fait de prédateurs. Parmi les prédateurs des lémuriens, on peut citer le fossa (Cryptoprocta ferox) et le basa malgache (Aviceda madagascariensis). En tant que primates, les lémuriens sont relativement bien organisés contre d’éventuels agresseurs. Les indri et les propithèques de la famille des indriidés ont par exemple deux différents signaux d’alerte pour soit une attaque au sol ou une attaque aérienne.

Chez la plupart des lémuriens règne le « matriarcat » ou une « dominance sociale des femelles ». En ce qui concerne le comportement sexuel, on attribue aux indriidés une tendance à la monogamie. Cette théorie est toutefois contestée, dans la mesure où le droit d’accouplement est chez de nombreux lémuriens chaque année arrachée par des combats presque sanglants. L’hapalémur doré (Hapalemur aureus) a été découvert en 1985 par le chercheur allemand Bernhard Meier. Sa couleur dorée le différencie des autres lémuriens des bambous. On peut le trouver dans le parc national de Ranomafana.

Le maki catta ou lémur catta (Lemur catta) est sans aucun doute le lémurien le plus connu de Madagascar. Il vit dans les régions sèches du sud et du sud-ouest. Cette espèce est connue par le « combat d’odeurs ». Pendant le rut, les mâles imprègnent leur queue avec des glandes. Celui qui pue le plus, est le mâle dominant et peut s’accoupler avec la femelle dominante. Le petit parc d’Anja et la réserve naturelle privée de Berenty sont les meilleurs endroits pour y voir de près les cattas.

On peut rencontrer le lémur aux yeux turquoise (Eulemur flavifrons) dans le nord de l’île. Les parcs nationaux de la Montagne d’Ambre et de Marojejy font partie de leurs territoires. Le lémur à front rouge (Fulvus rufifrons) est l’un des lémurs les plus adaptés. Dans la forêt de Kirindy et le long du fleuve Tsiribihina, les lémurs à front rouge vivent encore dans leur environnement naturel. Il s’appelle lémur noir (Eulemur macaco) à cause de sa couleur. On peut voir des lémurs noirs dans la réserve naturelle de Lokobe et sur l’île de Komba à Nosy Be.

Les sifakas (propithèques) font partie de la famille des Indridae. Au contraire des cattas et des autres lémuriens de la famille des Lemuridae, Les sifakas se déplacent sur leurs deux jambes. Le sifaka de Coquerel (Propithecus coquereli) vit en forêt sèche. On peut le trouver à Ankarafantsika et à proximité du parc national de Zombitse. Le propithèque à diadème (Propithecus diadema) est par contre un habitant de la forêt humide. C’est pourquoi on le trouve surtout dans l’est, à savoir dans le parc national Mantadia. Il y a quelques années, quelques groupes de propithèques à diadème ont été introduits dans le parc national d’Analamazaotra.

L’avahi laineux (Avahi laniger) est un membre nocturne de la famille des indris. Sa caractéristique est son pelage laineux. Il peut être aisément confondu avec le lépilémur à pattes blanches à cause de sa taille. On peut toutefois le reconnaître à son déplacement principalement à son déplacement bipède. On les rencontre à Ranomafana et dans le parc national d’Andasibe. L’indri (Indri indri) est le plus grand lémurien à Madagascar. Son nom signifie « là-bas ». Pour marquer leur territoire, les indris crient très fort. Le « concert des indris » est un événement acoustique sensationnel. On peut rencontrer les indris à Andasibe et dans la réserve naturelle privée du Palmarium.

Les lépilémurs à pattes blanches (Lepilemur leucopus), les microcèbes roux (Microcebus rufus), l’aye-aye (Daubentonia madagascariensis) et les phaners fourchés pâles (Phaner pallescens) sont nocturnes. Tandis que les microcèbes et les lépilémurs à pattes blanches sont représentés dans pratiquement tous les types forestiers à Madagascar et qu’on peut les rencontrer relativement facilement au cours d’une excursion nocturne, l’aye-aye par contre s’est fait très rare. On ne peut le rencontrer qu’avec beaucoup de chance. Il y a quelques années, il a été introduit dans la presqu’île de Nosy Mangabe.